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10.02.2015

La Nouvelle-Zélande | Cinq mois après

http://www.lilikus.be/2015/10/la-nouvelle-zelande-cinq-mois-apres.html

Parfois, la Nouvelle-Zélande me manque. Mais vraiment beaucoup. Du genre à y penser la nuit et à pas trouver le sommeil. J'ai l'impression que je suis rentrée il y a quelques jours tellement mes souvenirs sont toujours aussi à vif dans ma tête. Ce voyage m'a vraiment chamboulée et j'y pense souvent. Très souvent.

Je réalise seulement maintenant avec le recul et la petite vie quotidienne qui a repris son cours (presque) normal, de la chance que j'ai eue de vivre un voyage comme celui-là. Ce n'était pas tous les jours roses, il y a eu des moments difficiles. On idéalise souvent la vie de voyageur et on croit que les personnes qui voyagent sont forcément super heureuses et n'ont pas le droit de se plaindre mais on ne se rend pas toujours compte que ce n'est pas facile tous les jours. Mais si je fais le calcul des moments fous que j'ai pu vivre, ça dépasse largement les coups de mou que j'ai pu subir parfois.

Un premier voyage solo, c'est repousser ses limites et apprendre à se connaître. C'est dingue quand je regarde les photos, j'ai l'impression d'être une autre personne. Surtout les photos du début de mon voyage. C'est moi, ça ? Pfiou j'ai changé un max en 3 mois ! J'ai fait des rencontres incroyables. Être seul pousse à aller vers les autres, à faire des connaissances. Et finalement, on apprend principalement à se connaître soi-même à force de rencontrer du monde.

J'ai eu un début de voyage un peu chaotique mais ça s'est amélioré par la suite. Mon gros soucis à me décider, a faire des choix m'a parfois joué des tours. J'avais peur de "rater" des trucs. Et du coup je me suis parfois précipitée, plutôt que de profiter. J'ai appris à prendre mon temps et à profiter de chaque instant. Je me suis rendue compte que j'étais capable de plein de choses que je n'aurais jamais soupçonnées.

J'ai envie de faire une petite liste des choses qui m'ont marquées :
- Un vol hyper turbulent entre Singapour et Brisbane (et pas paniquer)
- Mon arrivée à 2 heures du matin à Auckland à chercher mon lit dans une chambre sombre
- Une première randonnée incroyable, le Tongariro !
- Le Mont Cook, un endroit fabuleux que je ne suis pas prête d'oublier
- Waiheke Island, un petit paradis sur terre, des villas incroyables
- Whitianga, mon premier voyage en stop, une expérience inoubliable
- Mon saut en parachute : check !
- Le kayak au milieu des montagnes du Milford Sound, dément ! 
- Une soirée hippie avec du feu et des bolas à Waiheke
- La rando de l'Abel Tasman avec Lara <3
- Travailler dans une auberge de jeunesse à Rotorua
- Mon piercing dans le nez (!)
- Un premier resto à Auckland en compagnie d'une allemande et d'un hollandais
- Une très jolie rencontre avec une française (Emilie <3)
- Prendre le ferry et débarquer dans un endroit désert au bout d'une île
- La tente gelée à Te Anau, une nuit glacée, j'ai jamais eu aussi froid de toute ma vie 
- Une discussion avec un couple de pensionnés néo-zélandais étonnés que je voyage seule
- Une mini randonnée à Wanaka à parler de la vie avec une copine allemande
- Conduire à gauche ! Road trip de toute la côte ouest à conduire seule
- Ma discussion improbable à propos du chanteur Fauve avec une vendeuse à Waiheke
- Ma dernière journée sous la drache à Auckland, comme un petit rappel de la Belgique 

C'était beau. C'était bien.

Pendant mon voyage, j'écoutais ça très très fort dans mes petites oreilles.
Et ça me faisait du bien.

Et toi, t'es déjà parti en solo ? 
Tu aimerais le faire ?

7.30.2015

Nouvelle-Zélande #8 Milford Sound

http://www.lilikus.be/2015/07/nouvelle-zelande-8-milford-sound.html

J'ai visité un endroit fou en Nouvelle-Zélande : le Milford Sound. Ça se situe tout au bout de l'île du Sud, vraiment au bout du monde en fait. Tu te rappelles de mon article concernant la nuit dans la tente gelée ? Eh bien le lendemain, on a décidé qu'on voulait plus jamais revivre une nuit pareille alors on a décidé de dormir dans la voiture. Le matin, on avait réservé une croisière dans le Milford à 8h30. Et on était à environs 1h30 de route de l'endroit du début de la croisière (je te dis c'est vraiment le bout du monde). Alors on avait mis le réveil vers 6h30, et à 6h32, on démarrait. Facile, je dormais à la place du conducteur, le siège baissé et Lara sur le siège passager. Bon, je ne dis pas que j'ai merveilleusement bien dormi mais je dois dire que c'était pratique de redresser le siège, d'allumer le moteur et c'est parti mon kiki ! Voici la vue à 7h du matin sur la route déserte qui mène au Milford Sound.


On avait pas vraiment bien calculé notre coup et on est arrivées un tout petit peu à la bourre donc on a un peu couru pour arriver à temps mais on a quand même eu notre bateau !


On a eu droit à un petit déjeuner sur le bateau : les beans, les oeufs et le toutim. Moi, manger salé le matin c'est pas trop mon truc donc je dois vous avouer que j'ai un peu boudé le petit déj' mais je me suis forcée à manger malgré tout. Puis j'avais pas envie de rester assise à l'intérieur vu les paysages de ouf qu'on traversait. Je voulais pas en rater une seule miette !

La brume du matin s'est dissipée rapidement et a laissée place à un ciel bleu et une eau claire. Les cascades, les rayons du soleil rasants, les montages qui nous entouraient. Bref, c'était vraiment magique. Et je m'en rends compte maintenant d'autant plus en revoyant les photos, c'était vraiment grandiose. Je suis chanceuse d'avoir vu un truc pareil !


Nous avions réservé une croisière avec la sortie en KAYAK en prime !  Ce jour-là, l'eau était claire, pas trop de nuages à l'horizon : temps idéal. On a été bien chanceuses. 


Alors là, je me suis sentie vraiment toute petite toute minuscule dans mon kayak au plein milieu de cette immensité. C'était déjà incroyable d'être dans le bateau mais la sortie kayak, je peux te dire que je m'en souviendrai. D'une part parce qu'on arrivait pas à diriger notre kayak, Lara & moi. Bon, on s'est débrouillées mais faut avouer qu'on était pas hyper réactive de la pagaie. D'autre part parce qu'on était tellement à la bourre au matin qu'on a pas pensé prendre des vêtements de rechange et que je suis donc restée trempée tout le reste de la journée. Le kayak, ça mouille !


Tu vois l'eau là sur cette photo ? Eh bien j'en ai bu. Le guide nous avait proposé de vider notre bouteille d'eau avant d'embarquer sur notre kayak pour pouvoir la remplir d'eau ici. L'eau est hyper pure, elle était tellement fraîche, ça valait la peine de goûter ! Même si a première vue j'aurais pas trop aimé boire l'eau d'une rivière ou d'un lac. Mais ici, en Nouvelle-Zélande, c'est PURE LAND donc on peut.

Tu sais, c'était vraiment cool. J'aimerais bien y retourner un jour. Qui sait ?

6.27.2015

Nouvelle-Zélande #7 Une rando de 3 jours

http://www.lilikus.be/2015/06/nouvelle-zelande-7-une-rando-de-3-jours.html

Me voici de retour avec un petit article sur la Nouvelle-Zélande. Quel plaisir que de choisir mes photos et de revoir tout ça. C'est comme si je revivais chaque moment. La randonnée de l'Abel Tasman fait partie de mes meilleurs souvenirs de Nouvelle-Zélande. Tout d'abord parce que c'était le début d'une super aventure avec ma copine Lara et qu'à ce moment là de mon voyage, je commençais tout juste à me rendre compte que j'avais vraiment besoin de pure LIBERTE. Je venais de quitter un endroit et un petit job qui ne me plaisaient pas vraiment avec la ferme envie de profiter à fond les ballons (woop woop) de mon voyage. C'est donc le début, le vrai, de mes aventures néo-zélandaises. Lara et moi, pas sportives pour un sous, allions nous lancer dans une rando de 3 jours sans vraiment savoir ce qui nous attendait. Malgré le regard peu approbateur de la madame de l'office de tourisme, nous avons réservé nos nuits en camping dans le parc quelques jours à l'avance et nous nous sommes préparées comme on a pu : en achetant des noix, des amandes et des bananes séchées en masse, en cachant toutes nos affaires dans le coffre secret de la voiture et en préparant nos sacs de la façon la plus compacte possible (bonne blaaague).


On peut admirer ici plus haut nos jolis backpacks ! Je ris beaucoup en repensant à la manière dont on a essayé de goupiller tout ça pour optimiser l'espace. Moi j'avais un sac de couchage qui prenait la moitié de la place à l'intérieur de mon sac. J'ai donc rentabilisé la moindre sangle qui dépassait pour y accrocher mes affaires. J'aime bien les gants de toilette qui dépassent de nos sacs. NO SHOWER pendant 3 jours, nous l'avons fait ! Alors débarbouillage obligé, surtout après des heures de marches sous un soleil de plomb.


L'Abel Tasman, c'est un parc national qui longe la mer. En gros, c'est des vues de plages toute la journée sauf qu'on a pas le temps de se baigner puisqu'on doit MARCHER pour arriver à temps au camp pour poser la tente ! Pas grave, on savait qu'on faisait une rando, on était pas là pour faire bronzette (même si le dernier jour on en a quand même vachement profité !). On pourrait croire que c'est une rando easy puisqu'on longe des plages donc que c'est plat. Mais ce que tu ne sais pas c'est qu'il y a des petites montagnes qui longent la côte, et que donc tu passes ton temps à monter et descendre des petits chemins de terre. Je peux te dire qu'avec tout le matos de camping sur les épaules, c'était pas toujours évident. Surtout pendant 3 jours. Mes épaules ont soufferts le martyr. J'ai alors pensé très fort au corps de rêve que j'étais en train de sculpter grâce à ces longues heures d'efforts et tout de suite, ça allait mieux.


On a dormi 3 nuits en tente dans des camps presque plus chers qu'une nuit en auberge de jeunesse dans un centre ville mais bon, pas le choix, en Nouvelle-Zélande, tout est très organisé et on ne campe pas n'importe où dans un parc. Je dois avouer que ce n'étaient pas les meilleures nuits de ma vie. On a été réveillées par des souris qui faisaient une grande fête sur le toit de la tente, elle devaient prendre la tente pour un trampoline géant mais nous, on était pas trop dans le trip party tonight ! Bref, on a pas super bien dormi si tu vois ce que je veux dire.


Tu croises des trucs bizarres quand tu fais une randonnée, comme ce nid d'araignée dans les branches d'un arbre et les sculptures en forme de visages à tous les coins de chemin.


T'as le vertige ? Alors ne va PAS dans l'Abel Tasman. Heureusement, ni Lara ni moi n'avons de problème avec la hauteur (fort heureusement d'ailleurs). J'avoue que les petits pontons branlants n'étaient pas toujours très rassurants, mais rien de bien grave. Et puis nous sommes 2 grandes filles au plein milieu de la jungle, au pire, Tarzan serait venu à notre rescousse.


Le dernier jour de la randonnée, on devait se lever super tôt pour pouvoir traverser à marrée basse. On savait qu'on avait un très court laps de temps pour traverser, et que le meilleur moment c'était aux alentours de 7h35. Comme si on avait une horloge dans le bide, à 7h35 tapantes, on était là. Les premières. Truc de dingue, il n'y avait personne. On a eu droit à un lever du soleil rien que pour nous. On se gelait les pieds, l'eau était vraiment froide mais on est quand même restées un bon moment à admirer le paysage et à prendre des photos. Moment de *béatitude* total devant ce joli spectacle de la nature. C'est dans des moments comme ça que tu sais pourquoi tu voyages, pour voir des trucs de dingo comme ça !


Pour la dernière étape, on était super en avance, on avait prévu une journée plus courte parce qu'on savait qu'on allait être bien cassées. Quel joie de trouver cette plage déserte et de savoir qu'on avait au moins 4 heures avant de prendre notre water-taxi et de se dire qu'on pouvait bien glander pendant quelques heures au soleil. La lumière était belle, le soleil venait de se lever, on était seules (ou presque) face à cet océan. Poser nos sacs et se coucher sur le sable chaud, *BONHEUR*.


Et voici les coulisses de la randonnée. Parce que c'est bien beau de te montrer des jolies photos de paysages mais comme ça tu vois aussi l'envers du décor : la tente, les sacs lourds, la sueur sur nos fronts, mon couteau suisse qui fait couteau/fourchette/ciseaux (merci papa), nos pieds (sales) dans le sable, les gros oiseaux sans-gênes qui venaient bouffer notre pique-nique, et nos têtes de cheveux gras (eh oui, ne l'oublions pas).

Qu'est-ce que j'ai aimé te raconter cette petite partie de mon voyage ! C'était vraiment le début d'une formidable aventure. J'étais tellement contente de voyager avec Lara avec qui je me suis sentie tellement bien alors qu'on se connaissait à peine. Une belle belle belle rando, la seule et unique randonnée de 3 jours de ma vie. A refaire. Et puis le camping, le gros kiffe de ma vie. Dormir sous tente, c'est le sentiment le plus total de liberté.

*BONHEUR*AMITIE*LIBERTE*AVENTURE*
C'est la fin d'article la plus rose bonbon que j'ai jamais faite mais c'est pas grave, 
tu me pardonnes, j'espère.

5.17.2015

Nouvelle-Zélande #6 Road Trip

http://www.lilikus.be/2015/05/nouvelle-zelande-6-road-trip.html

Avec ma copine Lara, on a fait un road trip en Nouvelle-Zélande. On a décidé de louer une voiture et d'acheter du matos de camping pour être un maximum libre de nos déplacements. Je peux te dire que c'était une méga bonne idée ! On a vu des paysages de dingues et on a pu s'arrêter PARTOUT et surtout EXACTEMENT là ou en avait envie. Et ça, ça n'a pas de prix. A nous la LIBERTE !

Alors je te dis tout ça parce que j'ai une anecdote rigolote (ou pas) à te raconter. Tu sais qu'en Nouvelle-Zélande, les saisons c'est pas pareil qu'en Europe ? Je suis arrivée en février et il faisait bien chaud, normal c'était l'été ! On a commencé notre road trip début mars, il faisait toujours bon. Puis au fur et à mesure qu'on descendait vers le Sud, il faisait de plus en plus froid. D'une part parce que plus tu descends plus tu te rapproches de l'Antarctique et d'autre part parce que l'été commence à toucher à sa fin.

Nous, on a fait nos 2 semaines de road trip en camping. C'est plus économique que les auberges et surtout, tu plantes ta tente presque partout et surtout dans des endroits incroyables. Certes, une nuit en tente n'est pas aussi confortable qu'une nuit dans un vrai lit (je dormais sur un matelas de 1 cm d'épaisseur, tu vois le genre de matelas de yoga, là) MAIS se réveiller le matin et avoir une vue sur un lac ou dans la montagne, ça n'a pas de prix !


Vers fin mars, on arrive dans la région du fiordland et on trouve un joli spot sur la route vers le Milford Sound, pas loin de Te Anau. Ravies par la jolie vue sur les montagnes, on plante notre tente dans la plaine. On se dit qu'on aura trop de chance de se réveiller dans un paysage pareil le lendemain matin !


Ce soir là, il fait un peu froid alors on cuisine quelque chose de bien chaud. Lara-la-chef-coq a toujours plein de bonnes idées de délicieux petits plats. Ici, on a préparé du kumara (patate douce) avec des tomates, du riz et de la coriandre et une sauce curry-coco ! MIAM, un régal comme d'habitude ! Comme quoi, ce n'est pas parce qu'on campe qu'on doit manger des nouilles ou de la soupe en sachet !
 
Le soir, on va se brosser les dents à la rivière. Il faut savoir que dans les campings du DOC (Department of Conservation), il n'y a pas de douches. A peine un petit robinet délivrant un pipi d'eau et des toilettes sèches (une merveilleuse invention - BEURK). Donc, prendre une douche, c'est une fois tous les deux ou trois jours en fonction de ce qu'on trouve (un lac, une rivière, la mer... ou une vraie douche). On décide qu'on a quand même envie de se laver les pieds histoire de se sentir un tout petit peu fraîches. L'eau est GLA-CIALE. En plus, il fait tout noir et il y a des rochers pas très stables un peu partout où tu marches. Bon, c'était pas une super idée ce bain de pieds.

Voilà, on va se coucher. Je pense que cette nuit là je portais à peu près tous les vêtements que je possédais dans mon sac à dos. Il faisait vraiment FROID. Je me suis remerciée intérieurement d'avoir opté pour le sac de couchage le plus chaud alors que j'hésitais à en prendre un tout fin. Bon, faut essayer de dormir. Il faut dire que les pieds gelés par l'eau glacée dans laquelle on venait de tremper nos pieds n'a pas beaucoup aidé à l'endormissement. Alors on s'est collées l'une à l'autre pour essayer de garder au maximum le peu de chaleur qu'on avait dans cette tente. Ça n'a pas vraiment aidé. Je pense que j'ai fini par dormir quelques heures, complètement blottie à l'intérieur du sac. J'ai pu fermer le capuchon du sac de couchage jusqu'au dessus de ma tête, en mode momie. C'était la seule solution pour garder un peu de chaleur.

Le lendemain, réveil extrêmement difficile. Pas beaucoup et pas bien dormi. Nos pieds sont toujours gelés, pas eu moyen de les réchauffer. On se dit que c'était vraiment dur dur cette nuit et qu'on a plus trop envie de revivre un truc pareil. On a jamais eu aussi froid.

En ouvrant la tente, je trouve que le tissus est fort rigide. C'est pas comme d'habitude ou quand j'ouvre la tente, il y a des gouttelettes de condensation qui me tombent dessus. Là il y a rien qui tombe et le tissus est comme du carton. On se rend compte que la tente a gelé cette nuit et qu'elle s'est transformée en gros glaçon. Nous avons dormi une nuit dans un GLAÇON !


T'aurais dû voir nos têtes quand on a ouvert la tente. Hallucinées par la vue sur la plaine brumeuse, l'herbe gelée, la tente gelée, la voiture gelée. J'arrive pas à croire qu'on ait dormi dans un froid pareil ! "Dormir" est un grand mot, je pense que je n'ai jamais eu aussi froid de toute ma vie. On était vraiment pas du tout équipées pour des températures pareilles. Alors petit conseil à toi qui me lit, ne fais JAMAIS du camping dans une plaine exposée au vent au mois de mars dans le Milford parce que ça CAILLE. Et surtout, achète du matos convenable si t'as quand même envie de tenter l'expérience !


On a directement préparé du thé et on a fait chauffer des petits pains. On a quand même voulu laisser la tente ouverte pour profiter du paysage. Malgré le froid, la vue était pas mal du tout. Mais j'avoue, ce jour là, j'aurais tout donné pour une bonne douche bien bouillante. A présent, quand j'ai un peu froid, je repense à ce moment et je me dis que ce n'est pas si terrible que ça, que j'ai déjà vécu bien pire.

Voilà, c'était ma petite anecdote gelée. 
Et toi ? T'as déjà eu vraiment froid au point de ne pas dormir ?

5.13.2015

Nouvelle-Zélande #5 Le déclic du laisser-aller

http://www.lilikus.be/2015/05/nouvelle-zelande-5-le-declic-du-laisser.html

Y a un truc que j'avais vraiment envie de te raconter. Une histoire qui m'est arrivée et qui mérite vraiment d'être partagée parce que ça m'a fait réaliser des choses sur la vie. Peut-être que si j'te la raconte, tu réaliseras certaines choses, toi aussi. On peut essayer, non ?

Alors voilà, en Nouvelle-Zélande, faire du stop (du hitchhiking en anglais) c'est très courant. C'est un pays très safe (sisi, je t'assure). Mais malgré tout, j'ai toujours eu trop peur de le faire. En tant que nana voyageant seule, encore plus. Mais vers la fin de mon voyage, l'envie d'essayer me titillait alors j'ai beaucoup parlé avec des backpackers de leurs expériences en auto-stop. Certains (surtout les filles) ont été très claires : elle n'en feront jamais, c'est beaucoup trop dangereux et d'autres (dont des filles) en ont beaucoup fait et trouvaient ça normal et même très plaisant de rencontrer des locaux.

Ben merde, je suis ici depuis au moins 2 mois et j'ai pas vraiment rencontré de locaux. A deux semaines de la fin de mon voyage, je commence à faire un mini bilan dans ma tête des trucs que je voulais faire / que j'ai faits et que j'ai PAS ENCORE faits. Alors je me dis que c'est quand même dommage de pas tester au moins une fois le fameux hitchhiking avant de rentrer en Belgique !

C'est alors que je fais la connaissance de Thomas, un français. Il a souvent voyagé en stop et me propose de tester ensemble. Bonne idée, ça me rassure en plus d'être avec un mec. On décide de faire du stop vers Cathedral Cove dans la baie de Coromandel, juste pour une petite journée en excursion. On se pose à un endroit ou il n'y a pas tellement de passage mais faut croire que les kiwis sont vraiment cools parce qu'après quelques voitures et à peine 6-7 minutes d'attente, une voiture s'arrête. Malheureusement, elle ne va pas trop dans notre direction donc on passe notre tour. Ensuite à peine 2 minutes après, la voiture d'une sympathique famille s'arrête. Une famille kiwi en vacances dans la région qui veut bien nous déposer là où on doit aller (alors que c'est un détour pour eux) mais 'no worries, it's fine'. Bon, ok. Ils sont cools ces gens quand même ! Pour le retour pareil, on tombe sur un couple super sympa ! Bon, finalement c'est vachement enrichissant de faire la connaissance de locaux comme ça et c'est excitant de pas savoir sur qui tu vas tomber. Après cette expérience fort fructueuse de stop en duo, je me dis que je tenterais quand même bien toute seule (avec quand même un peu d'appréhension).

Le lendemain, je dois prendre un ferry à Coromandel Town à une cinquantaine de kilomètres de la où je suis. Je sors de l'auberge avec mon gros sac à dos et ma peur au ventre mais je me dis qu'il le FAUT, je DOIS tester ça au moins une fois. Je suis sure que ça va bien se passer. Alors je marche un peu longtemps pour trouver un bon spot pour poser mon gros sac et tendre le pouce. J'ai déjà mal au dos alors que j'ai fait 50 mètres et il fait au moins 25 degrés. J'ai mis legging et pull parce qu'à force d'accumuler des trucs, je sais pas tout rentrer dans mon sac à dos alors je porte les vêtements les plus encombrants (et les plus CHAUDS). Super...

Voilà, ici c'est bien. Je pose mon gros sac, je me tiens bien droite et je regarde vers la route si une voiture est en phase d'approche. Une première voiture arrive, je tends le pouce et j'essaye de sourire mais je suis un peu crispée. La voiture ne s'arrête pas. Je me dis que je dois pas avoir l'air sympa ou quoi. Ou bien simplement que la personne va bosser et qu'elle a pas le temps de prendre une auto-stoppeuse. Et ça continue comme ça au moins pendant un quart d'heure. Pouce levé et sourire crispé à chaque approche de voiture. Je commence à avoir vraiment chaud sous ce soleil de plomb et je perds un peu patience. Qu'est-ce qui m'a pris ? J'aurais dû prendre le bus, ç'aurait été bien plus simple !

Quelques minutes après, une voiture s'arrête, c'est une femme au volant (cool, c'est déjà un bon point). Elle me dit qu'elle peut me déposer à mi-chemin. On papote, elle est vraiment sympa, elle me raconte sa vie, je lui raconte la mienne. J'apprends qu'elle vient d'acheter une maison et qu'elle est maman de deux enfants. C'est rigolo de faire connaissance-express comme ça avec des gens qu'on croise pour un quart d'heure dans sa vie. Ca me touche, je me dis que c'est tellement intense comme rencontre. J'apprends que c'est son anniversaire ce jour-là alors ça me fait sourire parce que c'est justement l'anniversaire de la mienne, de maman. Du coup je lui dit 'tiens, c'est rigolo, c'est l'anniversaire de ma maman aujourd'hui'. Alors elle rigole et je trouve ça marrant et elle aussi. Elle me dépose au bord d'une mini route sur une sorte de petit parking. C'est là qu'elle dépose les auto-stoppeurs d'habitude.

Bon, il n'y a personne. Pas un chat, pas une voiture à l'horizon. Mais cette première expérience m'a vraiment fait chaud au coeur, j'ai encore un sourire aux lèvres et je me sens confiante pour la suite du stop. 

Quelques voitures passent sans s'arrêter puis enfin une voiture se met sur le bas-côté. Une dame d'un certain âge passe sa tête et propose de faire une partie du chemin. Super, c'est déjà très gentil, merci madame. Alors on discute un peu, je raconte un peu ma vie, elle raconte un peu la sienne. Puis le courant passe bien, elle me pose plein de questions. Et si j'aime bien la Nouvelle-Zélande et combien de temps je reste. Elle me dit soudain qu'elle a changé d'avis et qu'elle a quand même une course à faire à Coromandel et donc qu'elle est d'accord de me conduire jusqu'à destination. J'ai envie de lui sauter au coup pour la remercier de sa gentillesse mais je me retiens. Ils sont si gentils, ces kiwis ! Je ne suis pas habituée à ça. Elle veut juste faire un détour par chez elle pour mettre des trucs au frigo et me propose de me déposer à la plage à 50 mètres de sa maison 'because it's lovely, you need to see this'. Elle me montre sa maison, elle me dit que je peux passer par la kitchen quand j'aurai terminé mon petit tour à la plage. Je prends le petit chemin qu'elle m'a indiqué pour atteindre la plage et je me retrouve là...


Alors là, à cet instant précis, je me rends compte à quel point je suis en train de vivre un truc de dingue. Que ce voyage et tout ce que j'ai vécu jusqu'à présent, c'était pour me mener là et me faire réaliser qu'on a quand même reçu une putain de vie et que c'est pour vivre des moments pareils qu'on est sur terre. Là je peux te dire que j'étais sur un petit nuage de j'arrive-pas-à-croire-ce-qu'il-est-en-train-de-m'arriver. Le matin, je tendais le pouce à Whitianga et là je me retrouve sur une plage déserte où je n'aurais probablement jamais mis les pieds si j'avais pris le bus ! 

Le coeur rempli de joie, je me dirige vers sa maison. De loin, je la vois en train de s'affairer dans la cuisine. Hésitante, j'entre dans le jardin et j'arrive dans la cuisine. 'Do you want some tea ?'. Euh oui, tant qu'on y est pourquoi pas, je ne suis pas pressée. Elle me sert un thé au citron et on va s'installer sur sa terrasse. Là j'ai comme un sourire béat, j'en crois pas mes yeux d'être assise là. Elle m'explique toutes les plantes de son jardin avec beaucoup d'enthousiasme et elle m'explique aussi les types d'oiseaux qui viennent se poser dans ses arbustes. J'essaye de me concentrer très fort pour ne jamais oublier ce moment.

Avant de reprendre la route, elle me demande si j'aime les feijoas (un fruit typique de Nouvelle-Zélande) parce qu'elle en a plein dans son jardin. Alors elle va vite m'en chercher quelques uns et me ramène une cuiller et un petit couteau en plastique {summum de béatitude}. On démarre et je mange mon feijoas avec un grand sourire dans la voiture. Sur la route, elle me propose de s'arrêter parce que les paysages sont vraiment beaux et que je dois absolument faire une photo. Je plaisante et je dis que c'est encore mieux que les tours organisés ! Parce que elle au moins elle connait les jolis endroits pas trop touristiques. Alors on rigole, je l'aime bien.

Arrivées à Coromandel Town, elle me demande si j'ai mangé parce que elle, elle a faim. Oui, pourquoi pas, mon ferry est dans deux heures, j'ai le temps et j'ai un petit creux aussi. On s'installe en terrasse elle me dit qu'elle voudrait acheter une petite plante après pour ajouter dans son jardin. Son mari n'est pas là aujourd'hui et elle aimerait jardiner. Ca me fait sourire de l'imaginer dans son jardin cet après-midi. On mange ensemble {moment de béatitude nr 300} et on discute de plein de choses. Je commence à m'attacher à elle. Ensuite, on se rend compte qu'on ne s'est pas demandé nos prénoms 'Alice', 'Margaret', 'Nice to meet you'. Si elle savait à quel point je suis contente de la rencontrer !

Ensuite, on va vers le magasin de plantes, elle sait très clairement ce qu'elle veut, pas d'hésitation. Elle se dirige vers la caisse et elle me dit 'I will think of you planting this little tree in the garden' {moment de béatitude nr 301}. Concentre-toi et n'oublie jamais cette phrase ni ce moment. 

On se quitte, j'ai presque envie de pleurer tellement j'ai aimé ce moment hors du temps.

Ce jour-là j'ai eu un déclic, le déclic du laisser-aller et j'ai réalisé qu'il fallait :

- Rester ouvert aux opportunités qui s'offrent à moi parce que je peux vivre des trucs incroyables
- Laisser place à l'imprévu (même si dans mon cas c'est parfois compliqué) et arrêter de tout vouloir contrôler et planifier 
- Relativiser et arrêter de stresser pour un rien
- Faire confiance aux autres parce que c'est pas tous des méchants et parfois on peut faire des rencontres dingues
- Faire confiance à la vie parce que quoi qu'il arrive, je m'en sortirai toujours
- Profiter du cadeau qu'on m'a donné : d'être en vie et je suis là pour vivre plein d'autres moments comme cette journée

Voilà, c'était mon histoire. J'ai bien aimé te la raconter, j'espère que tu as aimé la lire. Moi j'y repense souvent à Margaret et je me dis que j'ai été super chanceuse de croiser sa route ce jour-là.

Et toi, il t'est arrivé des trucs comme ça dans ta vie ou pendant un voyage ?

5.12.2015

Nouvelle-Zélande #4 The selfeet project

http://www.lilikus.be/2015/05/nouvelle-zelande-5-le-declic-du-laisser.html

Un jour, j'ai vu passer un truc vachement chouette sur les réseaux sociaux (pour une fois). Il s'agit du projet de Lucie Beudet. Pour se moquer des selfies et du narcissisme sur internet, elle décide faire des auto-portraits... de ses pieds ! Son site s'appelle theselfeet et elle y poste les photos de ses pieds dans toutes les situations. Franchement le résultat global est vachement sympa ! Je vous invite à aller faire un tour sur son site.

Son projet m'a beaucoup inspiré et j'ai eu envie de faire de même. Durant mon voyage en Nouvelle-Zélande, je postais chaque jour une photo pour mon selfeetproject sur mon  compte Instagram. Je trouve que ça avait un sens de commencer ce projet durant mon voyage. Toutes ces petites photos de mes pieds signifient quelque chose d'important pour moi. J'ai d'ailleurs proposé à mes compagnons de voyage d'une journée ou de plusieurs jours de 'poser avec moi' pour le selfeet. C'en a fait rire plus d'un, ce petit projet rigolo d'une belge un peu folle prenant des photos de ses pieds.

En ce qui concerne la forme, j'ai décidé de garder le format de photos carré, comme sur Instagram. Et puis je trouve que les photos sont bien proportionnées et j'avais en tête de faire un montage avec les photos les unes à côté des autres. Faut croire que dans mon esprit carré, j'ai l'impression de faire du rangement si les photos sont bien alignées.

J'ai vraiment surkiffé de faire ce projet durant mes 3 mois (et d'ailleurs je continue ici en Belgique aussi). Je me baladais les yeux rivés au sol, à la recherche du petit détail qui ferait que ce serait L'ENDROIT où je ferais ma photo du jour. D'ailleurs certains amis avec lesquels j'ai voyagé parfois me disaient 'tiens, ça ferait un bon selfeet ici'. Je pense en avoir contaminé plus d'un.

• Alors voilà, {roulements de tambours} je vous livre toutes mes selfeet en exclusivité ! •
(elles sont dans l'ordre de mon voyage - Les premières c'est le début)


Pfiou y en a des photos (87 en tout !), t'as dû croire que ça n'en finirait jamais de scroller. Enfin voilà, comme ça tu as vu mon super projet selfeet ! Je trouvais ça sympa de le partager avec toi parce que comme je le disais, j'ai vraiment bien aimé le réaliser et là, à regarder les photos j'ai les yeux qui pétillent. Ca me rappelle plein de souvenirs et c'est vraiment chouette.

Et toi, ça t'arrive d'avoir des projets un peu foufous comme ça ?
Je t'embrasse et j'espère que tu as aimé découvrir ce projet-dingo !